La demande de pétrole devrait croître un peu moins fort en 2027 (Opep)
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) estime jeudi dans un rapport mensuel que la demande de pétrole devrait augmenter moins fort en 2027 qu'en 2026, malgré une croissance économique mondiale qui devrait accélérer grâce à un apaisement des tensions commerciales.
La demande mondiale de pétrole devrait croître de 1,3 million de barils par jour (mb/j) en 2027, contre une croissance de 1,4 mb/j attendue en 2026 - une estimation inchangée par rapport au mois dernier -, affirme l'Opep dans son dernier rapport mensuel de projections, en fonction de la conjoncture économique.
En conséquence, la demande pétrolière devrait s'établir à 106,5 mb/j en 2026 et à 107,9 mb/j en 2027, précise l'Opep.
L'alliance des pays exportateurs de pétrole table sur une croissance mondiale en hausse en 2027, à 3,2%, contre 3,1% en 2026, des "perspectives positives" qui reposent notamment sur un apaisement de la guerre sur les droits de douane lancée l'an dernier par l'administration Trump avec les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis.
Le rapport mentionne également des "ajustements" de politiques monétaires dans les grandes économies du monde et des mesures fiscales stimulant la croissance.
En 2026 comme en 2027, la croissance de la demande mondiale de pétrole sera à nouveau portée, de manière écrasante, par les pays hors OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), Inde, Chine et Moyen-Orient en tête.
Ces prévisions de l'Opep sont en en décalage avec celles de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), plus prudente et qui n'attendait en décembre qu'une hausse de la consommation pétrolière de 860.000 barils par jour en 2026.
Dans son rapport, l'Opep n'évoque pas les éventuelles conséquences de l'intervention américaine au Venezuela sur la production mondiale de pétrole dans les années à venir.
Le pays d'Amérique du sud possède les premières réserves mondiales d'or noir, mais celles-ci recouvrent essentiellement du pétrole "extra lourd", difficile à exploiter.
La production pétrolière du Venezuela, qui atteignait 3,5 millions de barils par jour à son point culminant, il y a 25 ans, est tombée aujourd'hui à 1 million de barils.