Le pétrole en hausse après les nouvelles menaces de Washington contre l'Iran

28/01/2026
AFP

Les cours du pétrole sont encore allés de l'avant mercredi, poussés par l'arrivée de nouveaux navires de guerre américains au Moyen-Orient et les propos de Donald Trump quant à la possibilité d'une intervention en Iran.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a gagné 1,23% à 68,40 dollars, un plus haut depuis septembre en clôture.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a pris 1,31% à 63,21 dollars.

Les cours du pétrole "bénéficient d'un revirement important" ces dernières semaines, a souligné David Morrison, analyste de Trade Nation. Le marché "est sorti de la tendance baissière qui s'était installée depuis l'été dernier", a-t-il noté.

Donald Trump a pressé mercredi l'Iran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant sur sa plateforme Truth Social que "le temps était compté" avant une attaque américaine contre Téhéran.

"Une armada massive se dirige vers l'Iran", a ajouté le président américain. "Comme pour le Venezuela, elle est prête, volontaire et capable de remplir rapidement sa mission, avec rapidité et violence, si nécessaire", a-t-il écrit.

Un responsable américain a estimé mercredi à dix le nombre total de navires américains au Moyen-Orient, soit peu ou prou le même nombre que ceux déployés dans les Caraïbes avant l'enlèvement de l'ancien dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro.

L'Iran, pays riverain du détroit d'Ormuz par lequel transitent environ 20% de la production mondiale de brut, fait partie des dix principaux pays producteurs d'or noir.

En raison des tensions avec Washington, le marché applique une prime de risque sur les cours.

D'autant que, mardi, la Maison-Blanche avait étendu ses menaces, en affirmant que les Etats-Unis cesseraient de soutenir l'Irak, exportateur majeur d'or noir, si l'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, soutenu par les partis chiites proches de Téhéran, devait revenir au pouvoir.

Les prix du pétrole profitent aussi de l'affaiblissement du dollar, devise dans laquelle sont libellés les échanges d'or noir. En dehors des Etats-Unis, la baisse de la monnaie américaine rend le brut moins onéreux et favorise donc la demande.