Le pétrole hésite faute de tendance claire pour le secteur dans des rapports clés

13/11/2025
AFP

Les cours du pétrole fluctuent jeudi, faute de tendance claire pour le secteur après la publication de plusieurs rapports clés, tandis que le prix du gaz européen a touché un plus bas depuis environ un an et demi.

Après avoir évolué dans le rouge plus tôt dans la séance, vers 16H20 GMT (17H20 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, progressait de 0,75% à 63,18 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en décembre, prenait 0,79% à 58,95 dollars.

Dans son rapport de novembre publié jeudi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) anticipe une offre excédentaire de pétrole de près de 2,4 millions de barils par jour (mb/j) en 2025 et, surtout, de plus de 4 mb/j en 2026, des chiffres supérieurs à ses précédentes estimations.

La veille, les prix avaient aussi pâti de la publication du rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui prévoit un excédent d'un demi-million de b/j sur le marché pétrolier mondial au troisième trimestre, alors qu'elle projetait jusqu'ici un déficit de presque autant sur la même période.

Dans le même temps, le cartel n'a prévu de mettre en pause l'augmentation de ses quotas de production qu'à partir du premier trimestre 2026.

Cependant, si l'AIE a estimé mercredi dans le scénario central de son rapport annuel que la demande de pétrole pourrait se stabiliser vers 2030, dans un autre scénario, réintroduit à cette occasion, elle juge que la demande pourrait en fait continuer de croître jusqu'en 2050.

Les perspectives structurelles du pétrole à plus long terme sont donc "devenues plus positives à la suite de ce changement significatif de la part de l'AIE", selon Ole Hansen, analyste de Saxo Bank.

Autre facteur, potentiellement haussier pour les prix, mentionné par l'analyste: "les flux en provenance des pays sous sanctions - Russie, Iran et Venezuela", qui pourraient être perturbés.

De son côté, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz naturel, est tombé jeudi à 30,285 euros le mégawattheure (MWh), un plus bas depuis mai 2024, avant de légèrement remonter.

Le prix du gaz européen pâtit des "importations records de gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe pour la saison", notamment en provenance des Etats-Unis, et de la "faible demande de GNL en Asie, qui limite la concurrence" sur les prix des cargaisons, a expliqué à l'AFP Helge André Martinsen, de DNB.

L'analyste souligne aussi un "début novembre chaud en Europe, freinant la demande de gaz".

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DNB