Le pétrole poussé par les tensions au Moyen-Orient, l'Opep+ conserve le cap

03/04/2024
AFP

Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse mercredi, portés par la montée des tensions géopolitiques après la frappe d'un bâtiment diplomatique iranien, tandis que l'Opep+ recommande de maintenir sa stratégie de baisses de production.

Vers 12H05 GMT (14H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, montait de 1,01% à 89,82 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, prenait 1,03% à 86,03 dollars.

Les deux références du brut ne cessent de dépasser leurs plus hauts depuis fin octobre, le Brent frôlant 90 dollars le baril.

"Les risques géopolitiques accrus liés à l'escalade du conflit au Moyen-Orient, aux réductions de l'offre de l'Opep et à l'amélioration des données en provenance de Chine contribuent à alimenter" cette hausse des prix, a résumé James Harte, de Tickmill.

Les investisseurs continuent de s'inquiéter de possibles perturbations de l'approvisionnement, après la frappe aérienne de lundi, imputée à Israël, qui a visé le bâtiment jouxtant l'ambassade d'Iran à Damas, faisant au moins 13 morts, dont sept militaires iraniens. L'Iran a juré de riposter.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés dans l'alliance Opep+, à l'occasion d'une réunion technique de leur comité ministériel conjoint de suivi (JMMC), ont par ailleurs fait un point d'étape mercredi et validé la stratégie actuelle de baisse de production.

Le prochain rendez-vous est fixé au 1er juin quand les ministres des 22 pays producteurs se réuniront à Vienne.

Par ailleurs, les récents indices d'activité "plus forts que prévu pour la Chine, le Japon et les États-Unis" sont "de bon augure pour la croissance de la demande mondiale de pétrole", estiment les analystes de DNB.

L'activité manufacturière en Chine est repartie à la hausse en mars pour la première fois en six mois, s'établissant à 50,8 points, selon des données officielles publiées dimanche, un rebond significatif par rapport à février (49,1).

L'activité manufacturière aux Etats-Unis est également repartie à la hausse au mois de mars, après 16 mois de contraction consécutifs.

Les investisseurs attendent également la publication de l'état des stocks hebdomadaires commerciaux américains de brut par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) pour la semaine achevée le 29 mars.

La fédération des professionnels du secteur, l'American Petroleum Institute (API), a estimé mardi soir que les stocks de brut avaient baissé d'environ 2,29 millions de barils la semaine dernière, et ceux d'essence d'environ 1,4 million de barils. Les données de l'API sont cependant réputées moins fiables que celles de l'EIA.