Le pétrole recule un peu face à des réserves en hausse

19/11/2025
AFP

Les cours du pétrole sont en légère baisse mercredi, les réserves de brut augmentant en raison de l'abondance d'offre sur le marché.

Vers 10H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, lâchait 0,76% à 64,40 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en décembre, perdait tout juste 0,68% à 60,33 dollars.

L'American Petroleum Institute (API), fédération des professionnels américains du secteur, a estimé mardi soir que les stocks de brut avaient augmenté d'environ 4,4 millions de barils la semaine dernière aux Etats-Unis.

Les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), attendues plus tard dans la séance mercredi, sont considérées comme plus fiables, mais celles de l'API donnent une indication sur la tendance, qui est actuellement à la hausse, des réserves de pétrole.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) a fortement augmenté sa production depuis le mois d'avril, faisant croître l'offre bien plus rapidement que la demande. Le marché s'attend à ce qu'un tel surplus persiste pendant plusieurs mois encore.

"L'inquiétude qui se répand dans le secteur de l'intelligence artificielle" (IA) autour d'une bulle prête à éclater "ajoute sans doute à la préoccupation" sur la demande, a estimé John Evans, analyste chez PVM.

La demande de pétrole est directement liée à la croissance économique mondiale. Une chute des valorisations des entreprises de l'IA serait un facteur très négatif pour celle-ci.

Cependant, les sanctions annoncées fin octobre par Washington contre les deux entreprises pétrolières russes les plus importantes, Rosneft et Lukoil, doivent prendre effet prochainement.

"Les sanctions imposées à Lukoil et Rosneft rendent plus difficile l'utilisation du pétrole brut russe par les raffineries indiennes et chinoises", principales destination de l'or noir de Moscou, a expliqué Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.

Selon cet analyste, l'impact réel des sanctions dépendra surtout de l'utilisation ou non de sanctions secondaires visant les pays et les entreprises qui continuent à commercer avec les entités visées.

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