Le pétrole stable, surveille les négociations sur l'Ukraine
Les cours du pétrole hésitent mercredi, après leur baisse mardi à la suite des progrès revendiqués par les Etats-Unis sur les négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine, le marché attendant de nouvelles avancées diplomatiques.
Vers 10H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, cédait 0,10% à 62,42 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, prenait 0,02% à 57,96 dollars.
Le Kremlin a confirmé mercredi la visite à Moscou la semaine prochaine de l'émissaire spécial américain Steve Witkoff afin d'y discuter avec Vladimir Poutine du plan pour trouver une issue à la guerre en Ukraine.
La Russie étant le troisième producteur de pétrole mondial, derrière les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, savoir quelle capacité d'exportation possède le pays est déterminant pour le prix du brut.
Une progression des négociations est un facteur de baisse des cours du pétrole, car elle réduit le risque géopolitique qui fait gonfler ses prix et rend plus probable l'arrêt des sanctions américaines --ou du moins une application accommodante.
Mais "Moscou pourrait rejeter toute proposition qui ne s'aligne pas avec les accords conclus entre Poutine et Trump, et exiger le retrait de toutes les troupes étrangères d'Ukraine, un allègement des sanctions et des revendications territoriales", affirment les analystes de DNB Carnegie.
Dans ce cas, "cela pourrait contraindre Trump à renforcer à nouveau les sanctions pour éviter de perdre la face, ce qui indiquerait une application plus stricte", et pourrait faire remonter le Brent vers les 65 dollars, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Néanmoins, l'offre de pétrole affiche des signes d'excédent par rapport à la demande.
Le volume de pétrole en mer a atteint des niveaux records: "il ne s'écoule pas complètement et facilement vers les stocks terrestres", explique Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB, selon qui cela donnera lieu à une augmentation des stocks de pétrole à terre à un moment donné.