Le pétrole trébuche, le gaz faiblit malgré la proposition de l'UE sur le GNL russe

19/09/2025
AFP

Les cours du pétrole sont en légère baisse vendredi, la perspective d'une offre excédentaire prenant le pas sur les craintes entourant le pétrole russe, le gaz tombe aussi malgré une proposition de l'UE de mettre fin plus tôt à ses importations de GNL russe.

La Commission européenne a proposé vendredi que l'UE mette fin plus tôt que prévu à ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, après les appels en ce sens de Donald Trump, a annoncé vendredi la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.

"Notre objectif est d'accélérer l'élimination progressive du gaz naturel liquéfié russe d'ici au 1er janvier 2027", a-t-elle précisé sur X.

"En 2024, le gaz russe représentait 19% des importations totales de gaz de l'UE", soit beaucoup moins que les 45% avant le début de la guerre en Ukraine, soulignent les analystes de DNB Carnegie.

Mais depuis 2021, la part du gaz russe importé sous forme de GNL a "augmenté de 50%" expliquent-ils, remplaçant une partie du gaz acheminé par gazoduc.

Les prix du gaz européen baissent néanmoins en raison de volumes de production plus fort en Norvège "avec la fin de la maintenance" de certains sites, selon les analystes de Mind Energy.

Vers 12H55 GMT (14H55 à Paris), le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz naturel, baisse de 0,76%, à 32,70 euros le mégawattheure (MWh).

Le secteur énergétique russe est dans le viseur de Donald Trump qui veut s'en prendre à la manne financière de la Russie pour pousser Moscou à négocier un accord avec l'Ukraine.

Cependant, avec la hausse de production effectuée par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) depuis le mois d'avril, toute hausse épisodique des prix de l'or noir liée aux tensions géopolitiques "est considérée comme une occasion irrésistible de vendre" pour les opérateurs, explique Tamas Varga de PVM.

De plus, en posant pour condition préalable "que l'UE impose des droits de douane pouvant atteindre 100% à des pays tels que la Chine et l'Inde pour avoir acheté de l'énergie russe", Washington a en réalité "fermé la porte à de nouvelles sanctions américaines", considère Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Cela limite les anticipations d'une rupture d'approvisionnement sur le marché.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, cédait 0,36% à 67,20 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, perdait 0,52% à 63,24 dollars.