Légère baisse du pétrole à cause de l'excédent d'offre sur le marché

08/12/2025
AFP

Les cours du pétrole sont en légère baisse lundi, les signes d'une offre trop abondante par rapport à la demande s'accumulant malgré les risques géopolitiques qui continuent d'agiter le marché.

Vers 10H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en février, perdait 0,77% à 63,26 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en janvier, gagnait 0,82% à 59,59 dollars.

Cette semaine, le marché portera son regard sur les rapports mensuels sur le marché pétrolier publiés par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) et l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

"Les deux premiers, en particulier, pourraient brosser le tableau d'un marché pétrolier en situation de surproduction", explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Le volume de pétrole en mer, "est au niveau le plus élevé jamais enregistré", souligne auprès de l'AFP Bjarne Schieldrop, de SEB.

"Une grande partie du pétrole sur l'eau est russe et iranien", ce qui suscite beaucoup de frictions en raison des sanctions qui pèsent sur ces pays, "mais il finira par arriver aux consommateurs après avoir été transféré d'un navire à l'autre et mélangé à différents stocks de pétrole", assure l'analyste.

Ainsi, même si à terre les stocks ne s'accumulent pas encore, ils le font en mer, et "cela pèse sur les prix", précise M. Schieldrop.

Les investisseurs restent néanmoins vigilants face aux facteurs géopolitiques qui ajoutent beaucoup d'incertitudes sur le marché pétrolier.

D'une part, la montée des tensions récentes entre les Etats-Unis et le Venezuela menace directement la production de pétrole brut de ce dernier (environ 1,1 million de barils par jour), et d'autre part les discussions se poursuivent pour une résolution de la guerre en Ukraine.

Volodymyr Zelensky doit revoir lundi à Londres ses alliés européens Keir Starmer, Emmanuel Macron et Friedrich Merz, au moment où Donald Trump lui reproche de ne "pas avoir lu" sa proposition de règlement du conflit, objet de tractations des Etats-Unis avec Moscou d'un côté, et Kiev de l'autre.