Les alliés de Washington dans le Golfe mettent en garde contre une intervention en Iran (médias)
L'Arabie saoudite et d'autres États arabes du Golfe ont mis en garde les États-Unis contre une attaque ciblant l'Iran, en mettant en avant le risque d'une déstabilisation de la région et des marchés pétroliers, rapportent des médias américains.
L'Arabie saoudite, Oman et le Qatar ont averti la Maison Blanche qu'une attaque en Iran ébranlerait les marchés pétroliers, a ainsi affirmé le New York Times mercredi confirmant de sources diplomatiques une précédente information du Wall Street Journal.
Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que "les tueries" en Iran avaient "pris fin" après la répression de manifestations par les autorités tout en entretenant le flou sur une éventuelle intervention militaire contre Téhéran.
Interrogé par un journaliste de l'AFP pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu: "On observera ça et on verra quelle est la suite."
Les États arabes alliés de Washington craignent que des frappes contre l'Iran ne perturbent le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz, la voie navigable à l'embouchure du golfe Persique qui sépare l'Iran de ses voisins arabes et par laquelle passe environ un cinquième des livraisons mondiales de pétrole, a affirmé le Wall Street Journal.
Selon ce journal, les responsables saoudiens ont assuré à Téhéran qu'ils ne s'impliqueraient pas dans un conflit potentiel ni ne permettraient aux États-Unis d'utiliser leur espace aérien pour des frappes.
Les monarchies du Golfe craignent que les répercussions de l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran nuisent à leur propre sécurité, a indiqué le New York Times.
Jeudi, les cours du brut ont dévissé, le marché ayant revu à la baisse l'éventualité d'une action militaire américaine en Iran.