Les négociations sur la guerre en Ukraine font reculer le pétrole

25/11/2025
AFP

Les prix du pétrole ont baissé mardi avec la poursuite des négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, un accord de paix pouvant potentiellement libérer du brut russe sur le marché.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, a perdu 1,40% à 62,48 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a lâché 1,51% à 57,95 dollars.

"Les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre en Ukraine exercent une pression sur les prix du pétrole depuis la fin de la semaine dernière", a résumé Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.

La Maison-Blanche a fait part mardi "d'immenses progrès" en vue de parvenir à un accord de paix en Ukraine mais a reconnu qu'il restait des points "sensibles" à régler.

La dernière version du projet de plan américain pour une résolution du conflit est "significativement meilleure" pour Kiev, a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier.

Des discussions entre le secrétaire américain à l'Armée de terre Dan Driscoll et une délégation russe sur un éventuel accord se déroulent depuis lundi soir à Abou Dhabi.

"Si un accord de paix est conclu, les sanctions pétrolières contre la Russie pourraient (...) être levées", a noté M. Fritsch, notamment les sanctions américaines contre Lukoil et Rosneft, deux géants des hydrocarbures russes.

Un accord entre Kiev et Moscou pourrait aussi "mettre fin aux frappes réciproques" des deux pays "sur leurs infrastructures pétrolières", a relevé l'analyste.

Ces pourparlers se déroulent alors que l'Ukraine comme la Russie ont fait état mardi matin de frappes aériennes "massives" de l'ennemi sur leur territoire respectif.

Le marché pétrolier "suivra de près l'actualité à Abou Dhabi, en particulier pour savoir si la Russie rejette le nouveau plan", a souligné Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.

Le Kremlin avait fait savoir lundi que la contre-proposition européenne au plan américain n'était pas constructive et ne convenait pas à la Russie, ce qui avait fait monter les cours.

Les investisseurs restent également attentifs au surplus de barils sur le marché. L'offre a fortement augmenté ces derniers mois, notamment avec la hausse des quotas de production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) depuis avril.

Le cartel tient dimanche une réunion à l'issue de laquelle il pourrait donner des indications sur sa politique pour les prochains mois.

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