Marchés: recul du pétrole après les propos de Trump sur l'Iran, les Bourses prudentes
Le pétrole cède du terrain jeudi, après une déclaration de Donald Trump assurant que les "tueries" en Iran avaient "pris fin", perçue comme un signe de désescalade entre Washington et Téhéran, tandis que les Bourses évoluent prudemment.
Vers 08H30 GMT, le baril de WTI nord-américain lâchait 3,31% à 59,97 dollars et celui de Brent de la mer du Nord abandonnait 3,34% à 64,30 dollars.
Les cours de l'or noir avaient bondi ces derniers jours, en réaction aux tensions en Iran, secoué par un vaste soulèvement populaire violemment réprimé, et les menaces d'intervention militaire de Washington contre Téhéran.
Les investisseurs redoutaient qu'une opération contre l'Iran ne fasse dégénérer la situation régionale, au risque d'entraîner de graves perturbations dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole mondial.
Mais des propos du président américain Donald Trump, qui a affirmé mercredi que "les tueries" en Iran avaient "pris fin", ont été perçus comme une désescalade des tensions par les investisseurs.
Il s'agit d'un "adoucissement" de son ton qui a donc "fait immédiatement reculer les prix du pétrole", estime John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
Les métaux précieux, qui avaient eux aussi bondi ces derniers jours, jouant leur rôle de valeurs refuge, reculaient également. L'or cédait 0,60% à 4.598 dollars l'once, l'argent 4,36% à 89,101 dollars.
Sur les Bourses européennes, l'heure est à la prudence, sur fond d'indicateurs économiques et de début de la saison des résultats d'entreprises.
Vers 08H30 GMT, Paris était à l'équilibre (+0,00%), tout comme Londres (-0,04%). Francfort perdait 0,16%.
Au programme de la matinée, les chiffres de la croissance du produit intérieur brut (PIB) pour l'année 2025 en Allemagne, première économie du continent. Suivra vers 10H00 GMT, la production industrielle en zone euro, pour le mois de novembre. En France, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, après +0,9% en novembre, selon les chiffres définitifs de l'Insee.
Dans ce contexte, le rendement de l'emprunt allemand à dix ans, référence dans la zone euro, était stable, atteignant 2,82%, contre 2,81% la veille en clôture. Son équivalent français était à 3,50%, contre 3,49% précédemment.
L'euro cédait 0,14% face au billet vert à 1,1628 dollar pour un euro.
Du côté du Royaume-Uni, le PIB a rebondi de 0,3% en novembre, davantage qu'anticipé, après une contraction le mois précédent, a annoncé jeudi l'Office national des statistiques (ONS).
En Asie, Hong Kong reculait de 0,28%, Shanghai de 0,33%, Tokyo de 0,42%.
Richemont bien accueilli, le luxe suit
Le groupe de luxe suisse Richemont, propriétaire de la maison Cartier, a publié jeudi un chiffre d'affaires trimestriel meilleur qu'attendu, en hausse de 4% à 6,4 milliards d'euros, porté par la joaillerie durant les fêtes de fin d'année.
Le titre gagnait dans la foulée vers 8H30 GMT 1,23% à 177,15 francs suisses à Zurich.
Ses concurrents européens en bénéficiaient: à Paris, Kering gagnait 1,14%, Hermès 2,23% et LVMH 0,24%. A Milan Salvatore Ferragamo prenait 1,34%.
Les semi-conducteurs brillent après TSMC
Le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC a vu son bénéfice net progresser de 35% au quatrième trimestre, surfant sur la demande pour les technologies d'intelligence artificielle (IA) malgré des "défis" à prévoir sur ses coûts liés à son expansion accélérée.
Si cela n'a pas profité au principal intéressé (-1,17% à Taipei), victime de prises de bénéfices, les groupes du secteur bondissaient en Europe.
Vers 8H30 GMT, ASM International (+9,57%) et ASML (+5,26%) grimpaient à Amsterdam, Infineon prenait 1,07% à Francfort et STMIcroelectronics gagnait 0,79% à Paris.